Pourquoi les arguments des opposants sont erronés

1. L'impôt fédéral direct est progressif, ce qui profite à tout le monde, notamment à celles et ceux qui ne payent pas d’impôt. Il en va de même au niveau des déductions.

Argument du comité référendaire : Cette mesure profiterait surtout aux familles dont le revenu est supérieur ou égal à CHF 150 000.-. Les déductions seraient encore plus importantes pour les revenus à partir de CHF 300 000.- ou plus – les cadres supérieurs, médecins-chefs ou banquiers. Le cadeau fiscal pour les familles aisées coûterait 350 millions de francs par an à la classe moyenne, dont 250 millions seraient versés aux 22% des familles les plus aisées.

3. Les couples en profitent à partir d’un revenu brut commun de 100’000 francs, si une seule personne travaille, et dès 120’000 francs si les deux travaillent.

4. Le PS fixe une frontière magique et parle d’un seuil de bonification de 500 francs. Pour le PS une réduction de la facture des impôts inférieure à 500 francs n’a aucune valeur. Mais pour les familles concernées, cette diminution des impôts augmente son pouvoir d’achat.

5. Selon l'Office fédéral de la statistique, les personnes qui ont un revenu élevé et qui travaillent en moyenne jusqu'à 15 heures de plus par semaine, paient non seulement plus d’impôts mais aussi beaucoup plus pour les frais de garde des enfants.

2. Les familles monoparentales avec enfant(s) en profitent déjà, à partir d’un revenu brut de 100’000 francs soit 7’662 francs de salaire mensuel (x13). Ce même parent paie des frais de garde des enfants très élevés et ne reçoit aucune réduction de primes. Il est probable que cette personne, avec un tel revenu, ait moins d’argent dans son porte-monnaie que si son revenu était inférieur.

1. Le PDC s’est toujours engagé pour ne pas couper dans l'éducation et la sécurité sociale dans le but de garantir cette solidarité.

Argument du comité référendaire : Le bonus fiscal pour les parents aisés coûte 370 millions de francs. Les familles de la classe moyenne n'en profitent guère. Pire, elles sont pénalisées suite au manque de recettes fiscales. Elles sont les premières à souffrir lorsque l'argent manque pour les réductions de primes, les places à la crèche et l'éducation.

2. La classe moyenne est un concept large : elle comprend les familles qui ont un revenu brut entre un peu moins de 100'000 et un peu plus de 220’000 francs. Le point commun à toutes ces familles : elles ne profitent aujourd’hui d’aucun avantage.

1. C’est faux d'affirmer que la moitié des familles sont lésées. Elles bénéficient déjà du fait qu'elles ne paient pas d'impôt fédéral direct, d'impôt sur la fortune et qu’elles paient des primes d'assurance maladie et des frais de garde des enfants moins élevés.

Argument du comité référendaire : La moitié des familles n’en profitent pas. 45 % des familles ne paient pas d’impôt fédéral parce qu'elles gagnent trop peu. Elles ne peuvent pas non plus profiter de déductions.

2. Les familles qui en ont besoin en profitent, en particulier celles qui ne reçoivent aucun soutien financier et qui jouent pleinement la carte de la solidarité avec les bas revenus.